H. Upmann Regalias - Le goût des tropiques lointains
As-tu déjà fumé un cigare sous les tropiques ?
Là où l'air est humide, où le sel est sur la peau et où le soir passe lentement comme de la fumée dans les rues. Les cigares y ont un goût différent. Plus profond. Plus chauds. Plus vrai.
Aujourd'hui, je tiens dans ma main une boîte en fer blanc H. Upmann Regalias.
Une petite beauté presque insignifiante des années 2020 ou 2021, nichée dans une boîte qui promet beaucoup. Je ne connais pas la date de la boîte. C'est peut-être une bonne chose. Certaines choses perdent leur magie lorsqu'on les date trop précisément.

Le train à froid me surprend déjà.
Et j'hésite un instant à le prononcer, tant il semble inhabituel : sel.
Un soupçon est sur la langue, sur les lèvres. Il est accompagné d'un poivre fin, doux, non envahissant. C'est ce moment où l'on s'arrête et où l'on sait que ce sera plus qu'un simple cigare.
Les premiers trains m'emportent.
Pas mentalement, mais presque physiquement.
Tout à coup, il y a cette sensation : les tropiques.
Une note profonde et sombre de tabac se répand, portée par le sel, le poivre et un soupçon de terre. Tout semble lié, rien ne s'impose au premier plan. Ce n'est pas un jeu - c'est un équilibre.
Dans la première moitié, le cigare s'enrichit.
Le bois s'ajoute, sec et chaud, la terre devient plus présente, presque palpable. La combustion est impeccable. Les braises sont droites, calmes, comme si elles avaient tout le temps du monde. Les cendres sont fermes, compactes, comme un excellent indice de qualité.
Et puis, lentement, presque imperceptiblement, quelque chose change.
Dans la deuxième moitié, la force grandit.
Pas brusquement, mais comme une respiration qui devient plus profonde. Au final, elle atteint une force d'environ trois sur cinq - exactement là où elle doit être. Pas d'excès, pas de dureté. Juste de l'équilibre.
C'est cet équilibre qui demeure.
Cette harmonie rare, presque fragile, que l'on ne peut pas expliquer, mais que l'on vit tout simplement.
Et tandis que la dernière fumée se dissipe, une pensée demeure :
Pendant un moment, je n'étais pas là.
Pendant un instant, j'étais à La Havane, à Cuba.


Une ode aux regalias - Seigneur.
Avec la PLPC, ma Mareva préférée. Jusqu'au dernier moment, il était difficile de s'en procurer, mais j'ai pu récemment en stocker plusieurs caisses. Maintenant, il faut encore attendre 5 ans et rêver à nouveau !
Merci pour ton commentaire 😊 Je te souhaite d'ores et déjà beaucoup de plaisir et de gourmandise !