Pourquoi je n'attribue pas de points
Les médias spécialisés dans les cigares attribuent des notes aux cigares. Des notes de 90, 93 ou 97 points donnent l'impression d'une comparabilité objective. En 2025 encore, j'attribuais moi aussi des notes. Mais j'ai désormais décidé de ne plus le faire.
La raison est simple : un simple chiffre ne suffit pas à décrire un cigare. La note attribuée n'en dit pratiquement rien. À cela s'ajoute le fait que chacun fume un cigare dans des conditions différentes. La forme du jour, l'environnement, les conditions de conservation ou les préférences personnelles influencent la perception. Un chiffre ne peut pas rendre compte de ces différences.
Je ne me soucie donc pas de savoir si un cigare aurait mérité 91 ou 94 points. Ce qui m'intéresse, c'est, pourquoi elle se comporte comme elle le fait. À mon avis, il vaut mieux répondre à cette question en procédant à plusieurs dégustations dans des conditions différentes plutôt qu’en se basant sur une seule évaluation ponctuelle.
Pourquoi ma méthode de dégustation diffère de celle des comités de dégustation
J'ai beaucoup de respect pour le travail des jurys de dégustation. Évaluer un cigare en peu de temps et le comparer à de nombreux autres est une tâche exigeante. Le temps qui peut réellement être consacré à chaque cigare dépend du jury concerné, de son déroulement et des ressources disponibles.
D'après des discussions avec des personnes qui ont un aperçu de ce genre de dégustations, je sais en outre que la pression temporelle peut parfois être considérable. Cela ne signifie pas que cela s'applique à tous les jurys ou à tous les dégustateurs. Cela montre toutefois qu'une évaluation exhaustive de l'évolution globale du goût fumé n'est pas toujours possible dans de telles conditions.
Invitation de Zigarren.Zone
J'ai donc opté pour une autre approche. Plutôt que de comparer le plus grand nombre possible de cigares entre eux, je consacre plusieurs dégustations à un seul et même cigare. Ce n'est pas seulement la première impression qui m'intéresse, mais aussi son évolution, de l'allumage jusqu'à la dernière bouffée. C'est la seule façon pour moi de comprendre pourquoi il se comporte ainsi.

Ces minuscules graines de tabac sont à l'origine de chaque cigare. Pour comprendre pourquoi un cigare est tel qu'il est, il faut remonter à ses origines.
C'est pourquoi je ne donne pas de note, mais je décris des caractéristiques
- Quelle est la structure de la fumée ?
- Dans quelle mesure ce mélange est-il équilibré ?
- Comment le cigare évolue-t-il au fur et à mesure qu'on le fume ?
- Le tirage et la combustion sont-ils efficaces ?
- Quel rôle jouent la fermentation, la conception et le format ?
À mon sens, ces informations sont bien plus utiles qu'un simple chiffre. Cela ne signifie pas pour autant que les notes soient fondamentalement erronées. Elles peuvent donner une première idée rapide. Mais pour comprendre pourquoi un cigare est tel qu'il est, il faut plus qu'une simple note.
Mon objectif n'est donc pas de noter les cigares. Mon objectif est de les expliquer de manière claire.
Article complémentaire
Transparence
Cet article s'appuie sur mon expérience d'amateur de cigares depuis 1996, sur la littérature spécialisée et, lorsque cela est possible, sur des publications scientifiques. L'objectif est d'expliquer les liens de manière claire et compréhensible, et d'étayer autant que possible les observations sur des bases vérifiables.
- Hu, W. et al. (2022) : Étude sur la composition chimique et les communautés microbiennes des feuilles de tabac à cigare fermentées avec un additif exogène. Scientific Reports. → Fermentation, transformations chimiques et processus microbiens dans le tabac à cigare.
- (2023) Étude sur la corrélation entre la microflore dominante et les principales substances aromatiques dans le processus de fermentation des feuilles de tabac à cigare → Étudie les liens entre les micro-organismes dominants et les marqueurs chimiques.

